Le meilleur possible

Il y a peu de temps, je relisais Le zen et l’art d’être heureux de Chris Prentiss. Un des points essentiels de sa philosophie (je dirais même le plus important) est celui ci :

 » Tout ce qui m’arrive est le meilleur possible« .

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Je ne pense pas qu’il fasse de ce postulat une vérité absolue mais concrètement – et selon ses dires – cela consiste à rester positif même quand on se prend une tuile, et c’est ce qu’il fait. Rien de révolutionnaire dans cette façon de penser, mais là où ça devient intéressant, c’est qu’en plus d’accepter les choses, il les considère toujours comme le mieux qu’il pouvait lui arriver.

Et c’est comme ça que le jour où il s’est retrouvé au fond d’un ravin, paralysé et le souffle coupé par un lourd rocher le compressant au sol, il a pensé : « je me demande ce que ça va m’apporter de bon ? ».

Quelque chose me plaît dans cette philosophie. Parce qu’en se demandant ce que chaque événement, a priori bon ou mauvais, va nous apporter de bon, on lui permet de le faire.

A bien y réfléchir, combien d’événements de nos vies avons-nous jugés négatifs (voire dramatiques) pour se rendre compte plus tard qu’ils nous ont permis de vivre des choses meilleures ?

Que pensez-vous de cette philosophie ? Pouvez-vous vous souvenir de mauvais moments de votre vie qui vous ont conduit à des choses bien meilleures ?

 

Les objectifs concordants

 

Aujourd’hui je republie à nouveau un article de mon ancien blog, en espérant que vous serez contents de le (re)découvrir !

Dans son excellent Apprentissage du bonheur, Tal Ben-Shahar (docteur en philosophie dans la prestigieuse université d’Harvard) parle de ce qu’il appelle les « objectifs autoconcordants ». Il les définit comme « les buts que l’on se donne par pure conviction personnelle et/ou par le fait d’un intérêt marqué pour tel ou tel domaine ». Il précise que ce sont des objectifs que nous nous donnons tout en les trouvant agréables et chargés de sens. J’ajoute cependant une nuance au caractère agréable de ces buts : à mon sens, ils ne le sont pas toujours mais ont au moins l’intérêt de mener à quelque chose de signifiant pour nous.

Voici ce que propose Tal Ben-Shahar au sujet de ces objectifs :

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<<  Mettez par écrit ce que vous voulez vraiment faire dans chaque domaine clé de votre existence – de votre vie sentimentale à votre activité professionnelle. Pour chacun, prenez en compte les éléments suivants :

Les objectifs à long terme : objectifs concrets à parcours bien défini s’étendant sur une période de une à trente années. Ils doivent représenter un défi à relever, mettre vos limites à l’épreuve. N’oubliez pas qu’en ce qui concerne l’obtention du bonheur à long terme le facteur le plus important n’est pas de réaliser ou non vos objectifs mais de vous libérer au point de vous rendre capable de profiter de l’ici et maintenant, du voyage en soi. (exemple : vous voulez devenir écrivain)

Les objectifs à court terme : étape consistant à diviser et conquérir les buts à long terme. Que faut-il que vous fassiez cette année, ce mois-ci, aujourd’hui, pour atteindre vos buts à long terme ?  (exemple : puisque que vous voulez devenir écrivain, il faut que vous écriviez un livre – logique !)

Le plan d’action : que devez-vous faire ce mois-ci, cette semaine, aujourd’hui même pour chercher à atteindre vos buts, à court comme à long terme ? Inscrivez dans votre agenda les initiatives concrètes que vous devez mener à bien, soit de façon régulière, hebdomadaire ou quotidienne, soit en une seule fois. (exemple : je peux définir une plage horaire dans ma journée réservée à l’écriture et commencer à démarcher des maisons d’édition)

Si on ne se définit pas d’objectifs précis, on est à la merci de forces extérieures – ce qui conduit rarement à des activités autoconcordantes. On est donc face à un choix : réagir passivement aux exigences extrinsèques, ou contribuer de manière active à la création de sa propre vie.  >>

J’ajoute finalement que cette méthode est très bonne pour conserver une certaine motivation, avoir, en somme, une raison de se lever le matin, une raison de vivre.

Avez-vous envie d’essayer cette méthode ou non ? Peut-être en avez-vous une semblable, bien à vous ?

 

 

Les croyances limitantes

 

Aujourd’hui, je vous propose de revoir un article que j’avais publié sur mon ancien blog, Zen Uchi ! Certains le connaissent donc certainement, mais peut-être avez-vous de nouvelles choses à dire à ce sujet ! 

Je voulais vous parler des croyances limitantes, et je suppose que vous avez tous au moins une idée vague de ce que cela peut-être. Aussi, pour que les choses soient plus claires dès le départ, voici un petit conte que l’on peut trouver un peu partout, sur le Net et dans les livres, qui me permettra d’éclairer des propos peut-être flous.

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<< Un jour, un homme trouva un jour un œuf d’aigle et le déposa dans le nid d’une poule. L’aiglon vit le jour au milieu d’une portée de poussins de basse-cour et grandit comme eux.

Toute sa vie l’aigle fit ce qu’une poule de basse-cour fait normalement. Il chercha dans la terre des insectes et de la nourriture. Il caqueta de la même façon qu’une poule de basse-cour. Et lorsqu’il volait, c’était dans un nuage de plumes et sur quelques mètres à peine.

Après tout, c’est ainsi que les poules de basse-cour sont censées voler.

Les années passèrent. Et l’aigle devint très vieux. Un jour, il vit un oiseau magnifique planer dans un ciel sans nuage. S’élevant avec grâce, il profitait des courants ascendants, faisant à peine bouger ses magnifiques ailes dorées.

« Quel oiseau splendide ! » dit notre aigle à ses voisins. « Qu’est-ce que c’est ? »

« C’est un aigle, le roi des oiseaux, » caqueta sa voisine. « Mais oublie ça. Tu ne seras jamais un aigle. »

Ainsi l’aigle n’y pensa jamais plus.

Il mourut en pensant qu’il était une poule de basse-cour. >>

 

Pour faire simple, une croyance limitante peut être triviale (« je suis laid ») ou bien plus problématique (le racisme est l’exemple par excellence). Ces croyances sont des interprétations basées sur notre vécu : que ce soit un événement ponctuel plus ou moins traumatisant ou bien la répétition d’une même situation déplaisante (et là je pense bien fort à tous ceux qui ont accumulé les partenaires amoureux foireux et qui pensent donc qu’ils ne sont pas faits pour être en couple, ou bien que tou(te)s les hommes/femmes sont pareil(le)s).

Vous l’aurez compris, ce genre de croyance est handicapante puisque nous voyons alors la réalité avec un filtre qui la fausse, celui que nous nous sommes fabriqué selon notre vécu.

De plus, il est difficile de démasquer ces croyances puisque souvent, celles-ci sont inconscientes. Un travail sur soi est nécessaire pour les identifier. Néanmoins, savoir que ces croyances existent est déjà une étape importante puisque cela permet d’entamer un processus de recherche. Bien souvent, il faut se tourner pour les trouver vers les traumas de l’enfance en particulier mais de notre vie dans son ensemble, les critiques qui nous ont atteints, les échecs et déceptions qui nous ont marqués…

 

Pensez-vous avoir identifié certaines de vos croyances limitantes ?

 

Le destin

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Le concept de destin a quelque chose d’effrayant et de rassurant à la fois.

Effrayant parce qu’il suppose que nous ne pouvons pas échapper à ce qui doit nous arriver – bon ou mauvais. Rassurant parce qu’il implique que quelque chose est prévu pour nous, que notre chemin est tracé.

Certains croient que tout est tracé dès notre naissance. Les événements de nos vies sont inéluctables, et quand bien même nous aurions tenté d’éviter un accident ou une perte après en avoir été averti, les choses auraient fini de la même façon.

D’autres croient que nous sommes seuls maîtres du cours de notre vie, entièrement responsables de ce que nous choisissons d’en faire.

En ce qui me concerne, je crois que chacun est prédisposé à devenir un certain type de personne et donc à accomplir certaines choses en conséquence, et cela parce que nous subissons tous des influences dès notre naissance. Milieu socioculturel, contextes familial, religieux et politique ne sont qu’une partie des choses qui nous prédestinent à devenir ce que l’on devient. Un exemple parlant est celui de l’enfant battu qui à son tour, deviendra un parent violent.

Mais je pense que rien n’est inéluctable, et cette citation de Bernard Moitessier exprime bien ma pensée :

« Le destin bat les cartes mais c’est nous qui les jouerons »

Je crois que par ailleurs que cet extrait de la «Prière de la Sérénité » est intéressant à méditer et interpréter pour mieux appréhender le concept de destin… :

« Mon Dieu donne-moi la sérénité,

d’accepter toutes les choses que je ne peux changer.

Donne-moi le courage de changer les choses que je peux,

Et la sagesse d’en connaître la différence»

Et vous, croyez-vous au destin ?